2012 / Palais Jacques Coeur, Bourges

“Phenomena”, exposition personnelle du 15 novembre au 16 décembre 2012

Commissaire d’exposition : Dominique Abensour

Dans le cadre de la 6 ème Biennale d’art contemporain de Bourges

Laurent Pernot envisage ses œuvres comme « des satellites en orbite autour d’un monde ». Hétérogène, habité par d’innombrables constellations de questions, ses limites restent indéterminées. Aux zones claires et tranchées du savoir et de l’expérience, l’artiste préfère celles du doute et de l’incertitude, aux frontières du réel et de l’imaginaire.
De la conception d’installations à la production d’images fixes ou en mouvement, ses projets prennent des formes multiples à travers lesquelles il explore les domaines de l’aventure humaine : la vie et la mort, les replis de la mémoire, les dimensions du temps, le visible et l’invisible. Enigmatiques et parfois spectaculaires, ses œuvres se nourrissent autant des recherches actuelles en anthropologie, en astrophysique ou en écologie que de références au cinéma, à la peinture et à la littérature.
A travers des dispositifs métaphoriques et oniriques au fort pouvoir émotionnel, l’artiste met en lumière, en images et en sons quelques-uns des mystères de notre monde et révèle certaines ambiguïtés de notre existence et de notre conscience.

Dans la démarche qu’il développe depuis 2004, les espaces d’exposition et la relation au spectateur sont des données déterminantes. Lieu de mémoire et d’histoire, décor de nombreux films tournés dans ses salles, le palais Jacques Cœur est particulièrement propice à un déploiement de ses œuvres. Laurent Pernot en exploite le potentiel fictionnel en mettant en scène plusieurs installations. Certaines sont anciennes, d’autres sont inédites et produites par le palais Jacques Cœur à l’occasion de la Biennale.
Rassemblées sous le titre de Phenomena, elles évoquent le monde terrestre et le monde céleste, les cycles temporels de la lune et du soleil, le passage du jour à la nuit, de l’obscurité à la lumière et au-delà un univers plus grand, sans bord et sans fin. La Fenêtre (2010) et For Ever (2004), quant à elles, appartiennent à la sphère de l’intime, elles parlent de l’existence de l’individu, de sa disparition et de sa survivance dans la croyance ou le souvenir des vivants. Habitées par le songe, la mémoire ou l’imaginaire des sciences, Phenomena invite à la méditation.